23/08/2005

Les couleurs de l'Aube (Chimay et Ghislaine)




Lorsque la lueur du jour atteint les yeux
Parant l'âme de ses plus beaux reflets d'or
Elle illumine le coeur et le bonheur se veut
L'unique paysage que l'on cueille en trésor

C'est qu'elle plonge cette onde bienfaisante
Jusqu'aux profondeurs où elle ne fut qu'un mirage
Pour aller renflouer les anciens naufrages
Des ses ondes scintillantes

Aux coeurs fragiles elle invite aux voyages
Epousant les rêves et caressant le rivage
C'est un papillon se glissant comme une larme
Mais dont la beauté refleurit les couleurs de l'âme

Il suffirait d'un souffle pour que ses ailes s'envolent
Et pourtant il reste auprès de sa colombe
Avant qu'elle ne fonde comme neige au soleil qu'on vole
Quand il joue à cache-cache avec l'ombre

Aux faisseaux de couleurs il suspend le temps
Sa caresse amoureuse est un vrai talisman
S'emparant du coeur de la rose fanée
Pour y déposer le bonheur en perle de rosée

Et les rayons enrubannés de chaque seconde
S'étirent langoureusement
En ruisseaux de débâcle sur la terre féconde
Jusqu'à dilater les veines du nouveau printemps

C'est la vie qui s'enfuit au gout de l'espoir
Avec une éclaircie dans le profond du regard
C'est le temps qui s'envole petit à petit
Couronné de promesses et confiant vers l'infini

C'est la cascade qui infuse sa caresse sur la peau
Et qui gorge de tendresse la mousse et le lierre
L'aurore cinglante qui éveille l'âme des joyaux
Le brasier intérieur embrasé de lumière


Ghislaine et Chimay
Janvier 2005















































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